À PROPOS
Mousteek, né sur le terrain de la lutte contre le moustique tigre à Talence
Je suis Stéphane Delgado, fondateur de Mousteek. Ancien conseiller municipal de Talence, j’ai été délégué à la lutte contre les moustiques : visites de jardins, pièges à larves, habitants ambassadeurs, expérimentations avec Bordeaux Métropole.
Mon métier, lui, est dans le numérique. Je suis expert en visibilité : j’aide les entreprises à être trouvées sur Google et citées par les intelligences artificielles, avec lesquelles je travaille tous les jours. Mousteek réunit les deux pour répondre à une question très concrète : où regarder dans son jardin, sur sa terrasse ou son balcon.
- Ancien élu délégué aux moustiques, Talence
- Expert en visibilité et en IA
- Titulaire du Certibiocide

Deux expériences, un même projet
Mousteek s’appuie sur deux parcours distincts. Le premier explique pourquoi l’outil existe ; le second, comment il a pu être construit.
L’élu : le terrain à Talence
J’ai été conseiller municipal délégué à la ville numérique et informatique, et à la lutte contre les moustiques. Mon rôle : organiser la prévention avec les habitants, les services de la Ville et le centre de démoustication de Bordeaux Métropole.
Ces années m’ont appris une chose simple. Les habitants connaissent le risque, mais ne savent pas toujours où chercher chez eux. C’est exactement ce que Mousteek essaie de résoudre.
Le métier : la visibilité et l’intelligence artificielle
Je travaille dans le numérique depuis plus de vingt ans. Aujourd’hui, je suis stratège en visibilité : référencement naturel (SEO) et visibilité dans les moteurs d’intelligence artificielle comme ChatGPT, Gemini ou Perplexity (GEO).
Travailler chaque jour avec l’IA m’a permis de concevoir l’outil : faire lire une photo de jardin par un modèle d’analyse d’images, encadrer strictement ses réponses et les rendre utiles pour un particulier. Mon activité professionnelle est présentée sur stephanedelgado.fr.
Ce que nous avons fait à Talence
À Talence, la lutte contre le moustique tigre a misé sur la prévention chez les habitants plutôt que sur les traitements. Voici les actions menées, année par année, avec leurs sources publiques.
- Le moustique tigre, premier projet du budget participatif
Avant mon mandat, je propose au budget participatif de Talence un projet de lutte contre le moustique tigre. Il arrive premier, au vote en ligne comme au vote papier, et reçoit 13 500 €. Source : Conseil municipal du 19 décembre 2019
- Former, équiper, mobiliser
Une fois élu conseiller municipal délégué à la ville numérique et à la lutte contre les moustiques, je suis la mise en œuvre du projet : agents de la Ville formés dès décembre 2020, plus de 150 pièges à larves distribués aux habitants, 150 habitants ambassadeurs formés avec Bordeaux Métropole en 2021. Source : Compte rendu de la réunion de quartier Médoquine, 2023
- « Zéro moustique », une première en Gironde
Avec le centre de démoustication de Bordeaux Métropole, nous suivons un îlot de 20 maisons : visite des jardins, repérage des lieux de ponte avec chaque habitant, pièges à larves. La majorité des habitants disent avoir été moins piqués ; la mairie estime à un million les éclosions évitées. Source : Communiqué de la Ville, 25 avril 2024
- L’habitat collectif et les lieux publics
L’expérimentation passe à une résidence, avec des visites chaque mois. Des pièges à larves publics, une première, sont installés au parc Peixotto et au cimetière, le premier gîte larvaire de la ville. Plus de 4 700 œufs y ont été comptés entre juillet et octobre 2024. Source : Ma présentation au webinaire du GRAINE Nouvelle-Aquitaine, octobre 2024
- Des prédateurs naturels et de nouvelles règles
Réunion publique pour recruter de nouveaux ambassadeurs, quatre nouveaux pièges, plus d’une centaine de gîtes à chauves-souris et plus de 40 nichoirs. Le règlement du cimetière change : coupelles interdites, sable obligatoire dans les vases. Source : Brochure « Ensemble combattons le moustique tigre »
Dans la presse et les colloques
Ces articles et interventions documentent une implication concrète sur le sujet. Ils ne valent pas validation scientifique de Mousteek : l’outil doit être jugé sur ses propres résultats.
Pourquoi l’action collective est la plus efficace
Un jardin parfaitement entretenu ne suffit pas si le jardin voisin garde une soucoupe pleine. Le moustique tigre naît, vit et pique dans un petit périmètre : c’est à l’échelle de la rue et du quartier que la lutte se gagne.
C’est la leçon de Talence. Aucun service public ne peut vider les soucoupes à la place des habitants. Quand plusieurs voisins vérifient leurs jardins au même rythme, la population de moustiques baisse pour tout le monde.
- Il se déplace peuSelon Bordeaux Métropole, le moustique tigre parcourt 150 mètres au maximum, souvent 20 à 30 mètres. Celui qui vous pique est né chez vous ou tout près.
- Il naît surtout chez les particuliersPlus de 90 % des moustiques sont produits sur des propriétés privées (Bordeaux Métropole). L’ARS en conclut que la mobilisation des habitants est déterminante.
- Se parler entre voisins donne des résultats mesurésDans le New Jersey, des quartiers visités en porte-à-porte ont réduit leurs gîtes de 22,6 %, quand ils augmentaient de 32,3 % ailleurs. À Athènes, une visite a plus d’effet qu’une brochure.
- Un gîte oublié relance tout le cycleEn été, une petite semaine suffit pour qu’un œuf devienne adulte. C’est pourquoi chaque rapport Mousteek propose des actions à mener avec vos voisins, et un guide pour les collectivités.
Ce que fait Mousteek, et ce qu’il ne fait pas
Mousteek est une aide à l’inspection, pas un diagnostic. L’outil vous dit où regarder ; c’est vous qui confirmez sur place.
Ce que l’analyse propose
- Des repères sur chaque photo : objets ou emplacements susceptibles de retenir de l’eau.
- L’eau visible sur la photo quand elle l’est, sans prétendre savoir depuis combien de temps elle stagne.
- Un geste concret pour chaque point et, avec les offres complètes, un plan d’action pour le jardin entier.
Ce qu’elle ne peut pas affirmer
- Une soucoupe repérée n’est pas forcément pleine : il faut aller voir.
- La présence de larves ne se déduit pas d’une photo.
- Un jardin sans repère n’est pas garanti sans gîte, et personne ne peut promettre un extérieur sans aucun moustique.
Le Certibiocide est un certificat individuel délivré après une formation sur l’usage des produits biocides (ministère de la Transition écologique). Il atteste de ma formation, pas des performances de l’application. Les photos sont analysées par une intelligence artificielle : les repères peuvent comporter des erreurs.
Sources
- Le Monde, Moustique-tigre : « Même si les gens ont pris conscience du risque, ils ne font pas forcément les bons gestes », 28/07/2024
- ICI Gironde, Lutte contre le moustique tigre à Talence : « on a proposé au maire d’embaucher Batman », 19/03/2024
- GRAINE Nouvelle-Aquitaine, Webinaire « Chassez les idées reçues sur le moustique tigre », 17/10/2024
- Sud Ouest, « Les brigades du moustique tigre passent à l’attaque », 11/06/2022
- Conseil municipal du 19 décembre 2019
- Compte rendu de la réunion de quartier Médoquine, 2023
- Communiqué de la Ville, 25 avril 2024
- Ma présentation au webinaire du GRAINE Nouvelle-Aquitaine, octobre 2024
- Brochure « Ensemble combattons le moustique tigre »
- Ville de Talence, communiqué sur le piège à larves public, 16 mai 2024
- Ville de Talence, communiqué sur la réunion publique moustique tigre, 11 avril 2025
- Délégation de Stéphane Delgado, page des élus de Talence (archive du 22 janvier 2026)
- Bordeaux Métropole, « Comment supprimer le moustique tigre »
- ARS Provence-Alpes-Côte d’Azur, fiche grand public sur le moustique tigre (2021)
- Healy et al., PLoS One, 2014, porte-à-porte et gîtes larvaires dans le New Jersey
- Stefopoulou et al., PLoS One, 2018, éducation des habitants à Athènes
- Ville de Talence, « Moustique tigre, comment éviter la prolifération ? »
- Ministère de la Transition écologique, le Certibiocide

